L'ARCEP veut faciliter l'accès au très haut débit
Publié le 2009-06-22 17:32:00
Parce que le déploiement de nouveaux réseaux très haut débit est un défi majeur pour la France et parce qu'elle souhaite déployer rapidement un nouvelle infrastructure aux débits potentiellement illimités en replacement de la boucle locale cuivre, l'ARCEP veut « libérer rapidement l'investissement dans les zones très denses, en permettant à chaque opérateur de développer sa stratégie et ses choix technologiques ». L'objectif n'étant pas d'imposer une technologie en particulier, mais de favoriser leur coexistence et de permettre aux opérateurs, dans les zones économiquement viables, de déployer leurs propres infrastructures au plus près des logements. Rappelons que deux technologies opposent, en effet, les opérateurs : le mono-fibre soutenu par Orange et le multi-fibres défendu par Iliad (Free).
148 communes sont potentiellement concernées, ce qui représente 5,16 millions de foyers (plus de la moitié étant situés hors de l'agglomération parisienne). Tout opérateur pourra ainsi demander à l'opérateur d'immeuble (c'est-à-dire l'opérateur choisi par la co-propriété pour fibrer l'immeuble) de disposer d'une fibre supplémentaire dédiée pour chaque logement, « moyennant un pré-financement de son installation et un co-financement de l'investissement initial » précise l'ARCEP. Tout opérateur aura également « la garantie de pouvoir installer, s'il le souhaite, un dispositif de brassage sur sa fibre dédiée, par exemple au niveau du point de mutualisation ». Ce qui permettra aux consommateurs de plus facilement d'opérateur (sans perte de service) et de souscrire à des services de différents opérateurs.
Enfin, l'ARCEP publie une nouvelle version de la convention type destinée aux copropriétés. Elle garantit aux propriétaires des conditions satisfaisantes d'installation de la fibre dans les immeubles.