Goal 2, la consécration

Publié le vendredi 30 novembre 2007

20071129_25Grâce à un don exceptionnel pour le football, Santiago Munez est passé des bas quartiers de Los Angeles au club mythique de Newcastle United. 18 mois plus tard, alors qu'il est fiancé à Roz, son rêve de devenir une des plus grandes stars du football se réalise : Il est transféré au Réal de Madrid. Il se retrouve dans l'équipe de Beckham, Zidane et Raul, et joue à leurs côtés. Le jeune homme découvre la gloire et l'argent, mais tout cela menace son équilibre et son bonheur personnel. Tous les rêves ont leurs limites, et pour ne pas tout perdre, Santiago va devoir décider ce qui compte vraiment pour lui.

On regarde toujours une suite avec un peu d'inquiétude. Surtout quand le premier opus avait accroché par un concept un peu nouveau, celui de mêler personnages fictifs avec véritables stars.  Dans le cas présent, le premier volet pouvait être considéré comme une réussite, car, même s'il n'évitait pas les clichés habituels de la jeunesse en constante poursuite d'un idéal, l'ensemble avait le mérite d'être cohérent sans être trop poussif sur les inévitables tics latinos, ou encore sur les violons qui entourent une réussite. « Goal II : La consécration » reprend donc les mêmes ficelles en y ajoutant en plus une ligne sentimentale surprenante. On pourra d'ores et déjà dire que ce deuxième opus n'est en rien en dessous du premier, car il a le mérite de tenir ses promesses et d'emmener le spectateur dans des coulisses, pas si inconnus que ça, et surtout de ne pas sombrer systématiquement dans les clichés liés à l'argent (Sexe et drogue) pour perdre le personnage, afin de mieux exprimer son combat. Santi perd pied pour des raisons plus sentimentales que matérielles. Et c'est certainement là, la meilleure idée, car la drogue est absente de ce monde où l'argent et le pouvoir rivalisent constamment pour le bonheur des uns et le malheur des autres.  

L'autre bonne idée du film consiste à rendre un peu plus magistrale les matchs de manière à attirer l'œil du spectateur néophyte dont je fais partie. Les scènes de football sont finalement agréablement orchestrées rendant à ce sport des lettres de noblesse qui semblait terriblement lui manquer. Les joueurs sont présentés sous leurs plus belles passes et l'on se surprend même à trembler pour eux, comme le ferait n'importe quel amateur de ce sport national. Ce sport minoritaire aux Etats-Unis finit, grâce à la caméra de Jaume Collet-Serra (La maison de cire) de monter sur le podium des sports les plus photogénique qui soient. En effet le réalisateur évite les poncifs du genre et utilise les vedettes du football autant que les comédiens à des fins complémentaires à l'histoire. Jamais en caricature, toujours fidèle à l'esprit du studio (Disney), le réalisateur parvient à faire d'une histoire consensuelle, un véritable  spectacle qui fera sans aucun doute naître des vocations.

En conclusion, un film réussit qui ravira autant les amateurs que les néophytes. Une histoire simple mais efficace, qui n'est certes pas forcément originale, mais qui a le plaisir d'éviter les caricatures et les pièges naissant de l'argent et du pouvoir.

 

L'image

Légèrement granuleuse, l'image est de bonne qualité et certains plans, particulièrement ceux des matchs de foot, ressortent avec un contraste saisissant. Un véritable plaisir pour les yeux qu'il était bon de préciser.

 

Le son

Un peu trop souvent inégal entre les scènes de matchs et les dialogues, le son reste de  bonne qualité qu'il soit en 5.1 ou en stéréo. Le dynamisme sonore est notamment remarquable, au point que même les néophytes pourront vibrer lors des buts.

 

Les suppléments

Allez ne soyons pas trop négatif, les bonus ne gâchent pas la fête et la présence d'un making of plutôt bien ficelé est de bonne augure particulièrement quand il s'agit de parler de la présence des stars du football comme Zidane ou Beckham. Puis neufs scènes coupées, qui viennent en remettre une couche, un bêtisier sans grande surprise et les commentaires très inspirés mais un peu conventionnels de Jaume Collet-Serra et du producteur.

Retrouvez l'intégralité de la critique d'Emmanuel Galais sur http://www.dvdcritiques.com/critiques/dvd_visu.aspx?dvd=5170


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