L'auto-entrepreneur s'impose dans le paysage économique
Le nouveau statut de l'auto-entrepreneur a été lancé le 1er janvier dernier dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie. Deux semaines plus tard, c'est l'heure du premier bilan. Le PDG de PriceMinister Pierre Kosciusko-Morizet a reçu, dans ses locaux, le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, Hervé Novelli ainsi que les premiers auto-entrepreneurs du web.
Le 15 janvier, la France comptait 20 000 ‘'auto-entrepreneurs''. En présentant ces résultats, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, s'est déclaré « très satisfait » du succès important remporté par ce statut, adopté en 2008 avec la Loi sur la Modernisation de l'Economie. A noter que plus des deux tiers des web auto entrepreneurs.
L'auto-entrepreneur peut facturer ses activités sans être assujetti à la TVA et au paiement de charges sociales des activités nouvelles ou complémentaires à celles qu'il a déjà. Ce statut était devenu nécessaire en particulier avec l'apparition de cybercommerçants qui profitent de plates-formes comme eBay ou PriceMinister pour créer de véritables activités économiques.
« A mon sens ce nouveau statut est très positif pour ceux qui hésitaient à créer leur activité, découragés à l'avance par les démarches administratives et les charges élevées » explique Pierre Kosciusko-Morizet, PDG Cofondateur de PriceMinister. « Aujourd'hui ils ont une solution pour développer activité de vente en toute légalité et en toute simplicité. C'est un statut qui s'applique particulièrement bien à ceux qui veulent devenir professionnels du CtoC. »
D'autres particuliers peuvent être intéressés par ce statut d'auto-entrepreneur, comme les propriétaires de chambres d'hôtes. Certains salariés peuvent également réaliser des missions d'études ou de création. Bien entendu, les activités de l'auto-entrepreneur sont plafonnées. Au-delà de 80 000 euros pour des activités d'achat et de revente de biens, ou de 32 000 euros pour des prestations de services, l'auto-entrepreneur doit cesser ses activités ou rejoindre la troupe des professions libérales et des commerçants. Du reste, nombre d'auto-entrepreneurs testent le statut avant de se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise. Au moins, pourront-ils valider la pertinence de leur projet sans devoir payer de charges sociales, avant même d'avoir encaisser le premier euro de chiffre d'affaires.
Par exemple, un nouvel auto-entrepreneur confie : « J'ai découvert la création d'entreprise grâce à Petit Poucet*, et en tant qu'artiste je ne sais pas anticiper mes ventes et je n'avais pas envie d'une structure lourde et compliquée. Ce nouveau statut me convient particulièrement : il me permet d'ouvrir ma boutique sur PriceMinister et de commencer à vendre très rapidement mes créations. Par ailleurs, avec PriceMinister qui joue le rôle de tiers de confiance j'ai l'esprit libre puisque c'est lui qui s'assure que les transactions se déroulent bien. »
Hervé Novelli espère que cent mille personnes auront adopté le statut d'auto-entrepreneur à la fin du premier semestre, et le double d'ici à la fin de l'année. Un chiffre à comparer avec les 325 000 entreprises créées l'an dernier en France. Il est bien entendu trop tôt pour savoir si le succès du statut de l'auto-entrepreneur pèsera sur le nombre de création d'entreprise.
Le Ministre a profité de l'hospitalité offerte par PriceMinister dans ses locaux parisiens pour remettre les premiers prix de l'auto-entrepreneur. Jonathan Lesage (31 ans) a choisi ce statut afin de vendre des jeux vidéo périmés ou de seconde main sur Internet. Et Patrick Maruejouls (26 ans) veut profiter de ce statut pour proposer ses services de consultant free-lance en création de sites Internet.
*Petit Poucet, « l'ouvre-boîte étudiant », est une initiative qui vise à accompagner des étudiants vers la création d'entreprise (http://www.petitpoucet.fr/).




