Avant même l’impact de l’iPhone, les bénéfices d’Apple explosent
C’est peu de dire qu’Apple a le sourire. Non content d’avoir vu au cours de l’année ses iPod continuer de très bien se vendre, et avant la folie que l’on sait autour de l’iPhone, ses ordinateurs (et oui Apple fabrique encore des ordinateurs…) ont connu un véritable regain au cours du dernier trimestre : +33% en volume et 1,76 million d'unités écoulées ! C’est l’un des chiffres, au-delà du couple vertueux iPhone + iTunes, qui permet à Apple que certaines cassandre voyaient au fond du trou à la fin du siècle dernier, de nager en eaux royales et d’annoncer un bénéfice trimestriel en hausse de 73% ! Soit un chiffre bien supérieur aux attentes…
Et bien évidemment le meilleur est devant la firme de Cuppertino qui espère vendre au bas mot – et c’est bien parti pour cela - un million d'exemplaires de l'iPhone au cours du trimestre en cours. Du reste, près de 270.000 exemplaires sont déjà enregistrés dans les tablettes d’Apple, sur le trimestre clos au 30 juin. Pas de quoi impacter tant que ça le CA et les bénéfices de la firme de Steve Jobs. En revanche, le lancement en fanfare de l’iPhone aura eu à coup sûr un impact important sur la valeur de l’action à Wall Street : elle s’est appréciée de 62% depuis janvier ! "Apple a explosé les compteurs. Les ventes de Mac sont très vigoureuses et largement supérieures aux anticipations", a commenté Shannon Cross, analyste chez Cross Research.
Le résultat net d’Apple a atteint sur la période avril-juin la somme gigantesque de 818 millions de dollars (ou 92 cents par action) contre 472 millions de dollars (ou 54 cents par action), sur la même période en 2006… Et le chiffre d’affaires a cru de 24% en s’élevant à 5,41 milliards de dollars. "Il n'y aucun doute, Apple surfe sur une bonne vague. Entre l'iPhone et l'iPod, il y a un effet d'entraînement qui pousse de plus en plus de consommateurs vers les 'Apple Stores', là où ils viennent à s'intéresser aux Macintosh", a expliqué Tim Bajarin, président de Creative Strategies.
Y compris la marge brute est au meilleur de sa forme, en passant de 35,1% au trimestre précédent à 36,9%. Peter Oppenheimer, le directeur financier d’Apple a du reste confié à Reuters que cette amélioration était notamment à mettre sur le compte d'une réelle progression des ventes directes et – en parallèle - de la baisse des coûts de certains composants entrant dans la fabrication des MAC et des iPod. Des iPod dont les ventes ont moins augmenté que celle des ordinateurs (une fois n’est pas coutume) mais qui ont réalisé tout de même un joli +21%, soit 9,82 millions d’unités écoulées en un trimestre (combien de constructeurs rêvent de tels chiffres ?).
Bref, tout va mieux que bien pour Apple et son PDG visionnaire Steve Jobs qui a commenté ces résultats ainsi dans le communiqué maison : « Nous sommes ravis d'annoncer le plus haut chiffre d'affaires et bénéfice jamais enregistrés par le groupe pour un trimestre clos en juin, ainsi que le record absolu pour des ventes trimestrielles d'ordinateurs Mac ». De quoi maintenir des prévisions optimistes pour le dernier trimestre de l’année : soit un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros et un bénéfice qui devrait continuer, mais peut-être un peu moins vite, d’augmenter ! Comme dirait un connaisseur de longue date, qui n’a pas toujours été aussi heureux qu’aujourd’hui : « A Apple la banane, aux autres les pépins… »




