Accueil > C DANS L'AIR...
Version imprimable Facebook Twitter

La ménagère de moins de 50 ans remplacée par la maman surfeuse ?

Autres temps, autres mœurs… Et c’est ainsi qu’un concept publicitaire cède la place à un autre. Car aujourd’hui, les fameuses ménagères qui hantent les supermarchés seraient devenues moins nombreuses que les mamans actives utilisant la toile pour beaucoup de leurs activités (achats, information mais aussi échange de bons procédés), indique un article de l’AFP basé sur divers sondages.

Des mamans acheteuses…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que 57% des femmes achètent sur le web au moins une fois par mois, 44% d'entre elles consacrent plus de 20% du budget familial aux dépenses courantes (courses, shopping) en ligne selon une étude Ipsos menée auprès de 552 femmes navigant sur des sites d'e-commerce et de petites annonces d'occasion. « Le fait d'avoir des enfants en bas âge pousse vers le digital », analyse Mathieu Doiret, directeur de la clientèle chez Ipsos.

« La +maman digitale+ est la nouvelle égérie et elle a déjà tué la ménagère de moins de 50 ans. Les femmes de moins de 45 ans qui ont des enfants sont en train de faire basculer les modes de consommation vers Internet », n’hésite pas à déclarer Isabelle Bordry, présidente de WebMediaGroup, qui a lancé quatre sites à destination d'un public féminin.

« Les femmes ou mamans actives sont une cible de rêve parce qu'elles combinent la responsabilité des achats de la traditionnelle +ménagère+ avec le fait qu'elles sont actives », décrypte Vincent Letang, analyste du secteur de la publicité chez ScreenDigest. Elles « ont donc une certaine indépendance financière, en plus de la familiarité avec les outils numériques », ajoute-t-il.

… mais raisonnées
Attention toutefois à ne pas déduire que les mères surfeuses sont une proie facile ! Certes, le prix n’est pas leur critère majeur : étant en effet actives, débordées et pragmatiques selon l’étude Ipsos, elles privilégient l’aspect pratique. « Le prix aussi est important, mais ce n'est pas le critère essentiel. L'aspect pratique est bien plus fort, les boutiques en ligne sont par définition ouvertes jour et nuit, or la maman digitale court après le temps », explique Mathieu Doiret.

Néanmoins, les mamans surfeuses sont peu enclines à acheter impulsivement, révèle également l’enquête, qui fait apparaître que 59% ne cèdent pas ou guère à des achats impulsifs sur Internet, et ce même si les vêtements ou accessoires de mode restent leur secteur d’achat préféré.

Des mamans qui lisent et échangent activement des informations
Outre l’activité d’achat, les études citées par l’AFP mettent au jour une tendance des mamans actives à utiliser Internet pour s’informer, échanger. Pour cette raison, les sites dédiés aux femmes prospèrent et fleurissent, d’aufeminin.com à Yahoo ! Pour Elles. Vincent Letang signale par ailleurs que « le web est déjà très féminisé », les femmes constituant plus de la moitié des internautes dans certains pays tels que les Etats-Unis, le Canada et la Russie d’après le bureau d'analyses américain comScore.

Parallèlement aux sites d’informations, les sites de partage de type réseaux sociaux ou forums ont la cote auprès des mères actives. Ils leur permettent notamment de répondre aux questions que pose l'éducation de leurs enfants, indique l’étude Ipsos. Selon cette même étude, les forums représentent même la deuxième source d'information après leur mère pour la tranche des 18-29 ans.

Donc, finalement, bonjour la maman surfeuse, exit la ménagère ? Pas si simple. « C'est une cible très pertinente, en revanche je ne suis pas sûre qu'il faille déjà tuer la ménagère de moins de 50, nuance en effet la directrice générale du Syndicat des régies internet, Marie Delamarche. Les supermarchés ne sont quand même pas encore morts ! », conclut-elle.

mercredi 9 février 2011
0 1 2 3 4 5
Nouveau commentaire :



Les rubriques