La Hadopi saura tout sur les "pirates"
Gare à ceux qui continuent de télécharger de manière illicite des fichiers musicaux et vidéo sur Internet. Un nouveau décret autorise désormais la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet) à accéder officiellement aux données à caractère personnel permettant d'identifier les fameux "pirates" du Web.
Ainsi, les agents publics assermentés pourront demander aux FAI toutes les données nécessaires à l’identification de l’abonné mis en cause et à la constatation de son infraction. Soit : la date et l'heure de la mise à disposition de fichiers pirates, l'adresse IP de l'abonné, le protocole P2P utilisé, le pseudonyme utilisé par l’abonné, les informations relatives aux oeuvres protégées concernées par les faits, le nom du fichier tel qu'il apparaît sur le poste de l’abonné (le cas échéant), le nom de famille, le prénom, l'adresse, le numéro de téléphone et l'adresse postale.
Une fois le « pirate » identifié et toutes ces informations engrangées, la Hadopi pourra lui envoyer des messages par le biais de son fournisseur d'accès à Internet. Il s'agira d'un mail s'il s'agit d'une première infraction ou d'une lettre recommandée s'il s'agit d'une récidive. Toutefois, le décret précise que les données relatives à ces « incidents » seront conservées 14 mois après l'envoi du premier mail d'avertissement et 20 mois après l'envoi de la lettre recommandée.
En revanche, le décret précise que si la Hadopi n'envoie rien, les données récoltées devront être détruites au bout de deux mois.





je suis tout à fait d'accord avec toi...
Par Alister le 15/03/2010 à 10:44
Et puisqu'on parle d'argent, je me pose la question : qui va payer quoi et combien ? Il est question d'amendes mais quelles caisses iront elles remplir, comment les "chasseurs" de pirates seront ils rétribués ? Aurons t'ils une prime par tête, un forfait, des quotas, s'agit il de financer une nouvelle police (privée !), ou de protéger les artistes ? Au delà des belles phrase et des déclarations de principes, comment va fonctionner cette "industrie de l'espionnage" ?
Par jack le 15/03/2010 à 09:47
Bien sur il est nécessaire d'agir en matière de "piratage audio" mais la solution retenue comme pour la route n'a prévu qu'une solution de répression qui devra être "rentable" pour les entreprises privées qui vont traquer le fraudeur et je crains les dérapages...compte tenu de ce qui se passe régulièrement dans notre France on peut craindre que les données ne soient pas détruites comme prévues et que les entreprises privées qui vont traquer le fraudeur comme le font les radars routiers ne soient bientot utilisées à d'autres taches exigées par nos dirigeants... Ah ! si les mêmes moyens étaient utilisés pour traquer le grand banditisme, les trafics de drogue, les trafics en tout genre, la fraude financière, etc la France serait plus belle... mais ici il s'agit de faire plaisir aux copains artistes sans même se poser la question de savoir pourquoi les "jeunes" et moins jeunes "téléchargent" au lieu d'acheter la musique... la musique vendue par téléchargement reste trop chère et ne parlons pas des cd et dvd hors de prix...
Par jepima le 14/03/2010 à 09:20
Cette loi est digne des méthodes utilisées par la STASI dans l'ex RDA pour espionner "La vie des autres".
Par Philippe le 13/03/2010 à 08:35